Les maux, Felix AFTENE Les maux

 

La vie en rose, je l'oublie
Une rame de métro vide, la nuit
Qu'est-ce qui se ressemble plus ?
Une rue déserte aux volets fermés
Tôt ou tard, je finirais par m'y faire
De simple mots, je n'en ai plus la force
Je préfére le silence
Je n'ai plus rien à dire
Je me maudis d'une si pâle existence
Trop de gentillesse ?
Surtout insipide
Jamais un mot plus haut que l'autre
Malgré mes faux-semblants de révolte
J'avance tête baissée
Par trop de timidité

Ill. : Félix AFTENE
Text : Philippe ROBERT